AMAP Belêtre

En France, la première AMAP la ferme des Olivades est crée en 2001 par Denise et Daniel Vuillon. Il s’agit d’une ferme maraîchère inspirée du fonctionnement des teikei au Japon et des CSA aux Etats-Unis. En 2008, ils crée le réseau CREAMAP afin d’essaimer le concept et de promouvoir l’installation de paysans en AMAP.
Parallèlement, en 2003, une charte des AMAP a été rédigée par l’association Alliance Provence. Elle sert de document de référence pour un autre réseau inter-régional, le MIRAMAP.

L’AMAP de Belêtre n’appartient à aucun de ces deux réseaux nationaux. Cependant, elles s’inspire de la démarche d’origine des AMAP et suit ses fondements principaux, à savoir :

  • l’agriculture paysanne
  • le partage de la totalité de la récolte entre tous les AMAPiens
  • la garantie du revenu des producteurs
  • l’indépendance vis-à-vis des prix du marché

Quelques conséquences :

Les amapiens n’achètent pas les légumes, ils financent l’activité agricole et en particulier le travail des paysans.

La totalité des récoltes est partagée entre les amapiens, aucun des légumes n’est donc vendus. L’activité des paysans est donc libérée du commerce pour se concentrer sur la production et sur le lien social avec les amapiens.

Le partage de la récolte se fait quelles que soient la qualité et la quantité. Elle exprime une solidarité quand la récolte est mauvaise, par exemple en cas d’accident climatique. Au contraire, si la récolte est importante, il est possible de faire des transformations pour conserver les légumes (conserves, plats surgelés, chutney, pickles, confitures, lactofermentation, produits séchés…) ou bien de faire des dons.

Pour garantir le revenu des producteurs, en plus de le rendre indépendant des prix du marché, la transparence sur les comptes de l’activité est de mise. Cette comptabilité permet de vérifier que les producteurs sont bien rémunérés pour leur travail. Elle permet de déterminer le coût du panier en fonction du nombre d’amapiens.

Les pratiques agricoles suivent l’éthique et les principes de l’agriculture paysanne. Sur le plan technique, il s’agit essentiellement du cahier des charges de l’agriculture biologique. Il y a en plus des éléments éthiques. Notamment l’ancrage sociale et territorial du paysan, qui habite son pays et qui en nourrit les habitants. Plus de précision sur la page « les bases de l’agriculture paysanne » de la FADEAR.